L’eau en Provence : un véritable trésor

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  • 10 septembre 2016
640 480 Corinne Russo

Pagnol l’évoque dans tant de romans : l’importance de l’eau en Provence…

Claude Berry a choisi le Luberon pour tourner « Manon des Sources », tout comme, en partie, Daniel Auteuil pour « La fille du Puisatier ».

La montagne du Luberon est bordée au sud par la Durance. C’est la plus longue rivière de Provence et elle a contribué à la richesse des villages qui se sont installés sur ses rives.

L’eau à l’origine du développement agricole

Dès le XIIème siècle, ses eaux vont être détournées entre Cheval-Blanc et Mérindol et le plus vieux canal d’irrigation, le Saint Julien, est construit. Il fonctionne aujourd’hui encore comme à ses débuts, et permet l’irrigation gravitaire des champs et vergers de la campagne Cavaillonnaise. De la prise d’eau du canal, à ses filioles (petits canaux), il maille le territoire agricole et a permis à ce coin de Provence d’être qualifié au milieu du XIXème siècle de « Jardin des primeurs de la France ». En effet, la combinaison « soleil, eau, terre fertile et limoneuse en bordure de Durance» permettait à cette région d’apporter sur les marchés de France les premiers fruits et légumes de saison : melons, aulx, pommes de terre, asperges…

Ce n’est pas sans raison que la ville de Cavaillon est connue pour ses melons, Lauris pour ses asperges et Pertuis pour ses pommes de terre ! D’autres canaux sur le modèle de celui de Canal Saint-Julien se sont construits, et celui de Carpentras, traverse le village des Taillades près de Cavaillon. L’eau a été utilisée ici comme force motrice pour les usines à farine, garance… on peut encore admirer le Moulin Saint-Pierre qui a la plus grande roue à aube du Vaucluse.

De l’autre côté du Luberon, la vallée du Calavon s’étend de Cavaillon à Apt ; elle doit son nom à la rivière qui la traverse et qui a aussi joué un rôle important pour le développement de cette partie du massif. Force motrice pour les usines, elle permettait le lavage de l’ocre et l’irrigation des cultures.

Dans le Luberon, l’eau est aussi synonyme de détente et loisirs

L’Etang de la Bonde situé entre Cabrières d’Aigues et la Motte d’Aigues permet de se rafraîchir et de pêcher alors que le plan d’eau de Cheval-Blanc est consacré à la seule activité de pêche. Un observatoire ornithologique permet d’observer en toute tranquillité la faune des bords de Durance.

Il y avait autrefois de nombreux vanniers installés le long de la Durance et on peut aujourd’hui visiter le musée de la vannerie à Cadenet qui évoque cette activité aujourd’hui disparue.

Se promener et découvrir au détour d’un sentier, à Goult, un aiguier, à Maubec une noria (puits), un ancien lavoir à Oppède ou Ménerbes, des fontaines dans chaque village…

Se balader au fil de l’eau et puis s’arrêter pour un apéritif sur une terrasse autour du bassin de Cucuron, près d’une fontaine à Bonnieux ou à Robion… Quoi de agréable !

 

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